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>>Discrimination à l’égard des femmes voilées« Monsieur le Premier Ministre, Je ne souhaite pas ici m’appesantir sur l’accroissement des agressions et des discriminations exercées à l’encontre des femmes portant un foulard, foulard qualifié d’islamique, mais je veux attirer votre attention sur les discriminations exercées à l’encontre de ces femmes, par des personnes titulaires de l’autorité publique. Même si les Verts, se sont fortement opposés à cette loi du 15 mars 2004, que je continue à considérer comme une loi d’exception, discriminante et raciste, qui s’oppose totalement à l’esprit de notre laïcité, définie par la loi de 1905, nous voulons qu’elle s’applique sans effets collatéraux. Je vous rappelle que la loi du 15 mars 2004 détermine un régime légal, détaillé par la Circulaire du 18 mai 2004, circulaire Fillon, et que son champ d’application est supposé ne concerner que les élèves dans les écoles, lycées et collèges. Or, des fonctionnaires et des élus multiplient les discriminations, en prétextant de la loi sur les signes religieux en l’appliquant partout, hors et au sein de l’Education nationale. Ainsi, vous avez des officiers d’Etat civil qui refusent de célébrer un mariage au motif que l’un des témoins, ou la future mariée, porte un voile sur la tête, tout en laissant apparaître son visage. Pourtant, il me semblait que le voile de la Mariée était une tradition en France ! A cela s’ajoute, les agents préfectoraux qui refusent d’autoriser l’octroi ou le renouvellement d’un titre de séjour à des femmes portant le foulard au motif de cette loi sur les signes religieux, et donc d’une non intégration aux principes républicains !? Cela a été le cas à la Préfecture de Seine Saint-Denis. Ces discriminations exercées par des agents de l’Etat, sont corroborées par les actes de certains maires. Ainsi, le député-maire d’Argenteuil a récemment interdit à une femme, qui portait un foulard, de participer à la cérémonie d’acquisition de la nationalité française. Celui-ci est allé jusqu’à alléguer, à l’appui de cette fin de non recevoir, du principe de laïcité nécessitant de s’européaniser et de devoir "être comme tout le monde". Je vous propose de lire la lettre qui lui a été envoyée, et qui lui oppose des motifs, qui me semblent tout a fait illégaux. Savez-vous que la femme victime de cette discrimination, a dû attendre près d’un an, entre sa convocation à la délivrance de son décret de naturalisation et sa remise effective ? Les membres de l’Education nationale ne sont pas en reste en ce qui concerne la violation du « principe d’égalité des usagers devant le service public ». En effet, il se développe des pratiques, exorbitantes du droit commun et qui sont, ni plus ni moins, illégales. Ainsi, dans de nombreuses villes, des mamans portant un foulard sont exclues des activités « péri ou extrascolaires » organisées par les établissements où sont scolarisés leur enfant. Cela touche à la fois la participation à des ateliers, l’assistance aux réunions de parents d’élèves, la possibilité de se présenter aux élections du Conseil d’école, le refus d’accès à l’établissement scolaire ou aux salles de classes même pour venir retirer leur enfant, en maternelle, à la fin de la journée. Que ce soit à Aubervilliers, Bobigny, Pantin, ou ailleurs en France, et je pourrais vous citer d’autres villes..., les exclusions et les discriminations se multiplient. A Montreuil et à Ivry se sont respectivement 11 et 7 femmes ou mamans d’enfants scolarisés qui ont été exclues d’activités, qui sont, pour certaines, du fait de leur situation sociale, l’une des seules possibilités d’accéder à des activités culturelles avec leurs enfants. Comme je l’ai dit, la loi du 15 mars 2004 ne concerne pas les parents. Les dispositions de la circulaire Fillon sont explicites. D’ailleurs, le Ministre de l’Education nationale a déclaré publiquement le 9 novembre 2004 que : La loi sur les signes religieux à l’école ne devait pas s’appliquer aux adultes ne faisant pas partie de la communauté éducative, tels que les parents d’élèves et les aumôniers. Je sais que le 1er ministre a insisté pour que cette loi soit respectée, mais (pour reprendre ses propos) « qu’on n’aille pas au-delà de la loi, et que dans les établissements, on ne cherche pas à faire appliquer la loi, à des gens, à qui elle ne s’applique pas ! Aujourd’hui, on nous argumente que « les parents ont le statut de collaborateurs occasionnels du service public dès lors qu’ils participent au service public en accompagnant les classes scolaires ». Cet argument est injustement invoqué ! En effet, sur ce point, loi et jurisprudence sont claires. Cette assimilation avait un but précis : conférer un avantage. En l’occurrence, permettre à un parent accompagnateur d’une sortie scolaire de réclamer à l’Etat une indemnisation de son préjudice en cas d’accident survenu dans l’exercice de « ses fonctions d’accompagnateur scolaire ». En aucun cas, cette assimilation ne doit avoir pour but, d’exclure ou de trier sélectivement les parents d’élèves. Monsieur le Ministre, Alors que le gouvernement s’était engagé à ce que cette loi ne soit pas une loi « contre l’islam et les musulmans », A l’heure où nous visons dans notre pays des moments d’une extrême gravité en matière de droites et de libertés fondamentales, illustrés par le fait que des bagagistes perdent leur accréditation et donc leur travail du simple fait de leur pratique religieuse, Je vous demande de faire preuve de courage, de fermeté pour faire respecter les engagements pris par votre gouvernement, Et je vous remercie d’apporter les clarifications réglementaires nécessaires afin que cessent de la part de représentants de l’Etat, des élus ou d’autres fonctionnaires, des pratiques qui sont indignes de notre démocratie et de notre République. » |
Bonjour à tous,
J’espère que Monsieur le Premier Ministre visitera ce site et lira les messages qui y sont postés.
Je souhaite rajouter que la communauté musulmane aujourd’hui n’est plus forcément composée de personnes originaires du maghreb ou d’afrique noire, mais aussi et de plus en plus de personnes d’origine française converties à l’islam (hommes et femmes). Conversion en masse, qui pour certains se fait de façon ouverte et visible, et pour d’autre inaperçue.
Le malaise qui touche les pouvoirs politiques à ce sujet est palpable. Et désormais en voulant atteindre les "étrangers" musulmans pratiquants, nationalisés français, c’est aux leurs qu’ils finissent par porter atteinte. Et quant on touche aux siens, c’est à soi-même qu’on fait du tort, on se diminue, on s’affaiblit, et l’issue est la défaite.
Les hommes de pouvoir doivent absolument réagir en empêchant de graves dérapages. Et en protégeant ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité, la France protégera "ses enfants"...
BRAVO JE SUIS SCandaliser par c’est pratique envers des parents surtout mamans ayant des enfants scolariser et ne pas pouvoir participer a la vie scolaire de leur enfants je suis d’origine maghebine et je serais plus que facher si ma mere devais subir de tel chose sous de faux pretexte (du moins inapproprier)
il faut que les chose bouge
ça devient meme vitale
Madame la sénatrice,
Je ne peux que féléciter et admirer votre courage et vos convictions qui sont malheuresemnt isolés dans le paysage politique français. Convictions, à l’egard des descriminations subis par les musulmans de notre pays et surtout des femmes voilées, aujourd’hui marginalisées et misent sous silence. Merci, pour ce message et cette prise de position... en attendant une prise de conscience, la pus rapide possible,de cette injustice, par les plus hautes autorités de l’Etat.
Un citoyen.
Bonjour,
Je tiens à remercier vivement la Sénatrice, madame Alima Boumédienne-Thiery, pour son courage et sa tenacité dans ses engagements. En effet, à l’heure ou évoquer l’islam ou tout ce qui s’y rapporte n’est pas vraiment populaire, madame la Sénatrice à toujours été fidèle à la ligne de conduite qu’elle s’attache à respecter, ainsi que son parti, depuis plusieurs années. Malgré les difficultés que l’on peut rencontrer quand on décide de faire valoir les droits de cette frange de la population qui est sans cesse stigmatisée, exclue et injustement traité. Madame la Sénatrice est une des rares personnalités politique qui a le courage de ses engagements.Je tiens au nom de notre association, l’association pour la Reconnaissance des droits et des libertés à la Femme Musulmane, à lui témoigner notre gratitude et notre reconnaissance. Elle met le doigt sur des situations qui nous préoccupent et qui ne cessent de se multiplier dans notre région ( le Nord ). De plus en plus de femmes se voient interdites de participer aux conseils d’écoles ou aux sorties scolaires de leurs enfants. Un des inspecteurs pédagogiques a même sommé une maman de ne plus approcher les enfants et de ne plus avoir aucun contact avec ces derniers. Beaucoup de mamans sont désespérées par la situation et certaines d’entre elles adoptent une attitude de résignation. De plus, de telles situations discriminantes se produisent également dans certaines administrations publiques au nom du repect de la laîcité. Il faut réagir et ne pas laisser des agissements illégaux et discriminatoires se faire en toutes impunités. Merci encore à madame la Sénatrice pour son soutient.
avec toutes nos sincères salutations, l’ARDLFM.
voici nos coordonnées : ARDLFM B.P 30151 59333 Tourcoing cedex ardlfm@hotmail.com