>> Le coffre à outils technologiques et pédagogiquesdes enseignants de la formation professionnelle du Québec
Vous êtes ici : Accueil » Communication » Communiqués de presse
>>Conférence de Presse : Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah - Intervention de Mme Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice.
Tout d’abord rappelons que Georges est un militant communiste, révolutionnaire arabe, qui combat pour la liberté de son pays, le Liban, et contre l’oppression que vit le peuple palestinien. Au sein de son organisation, il a oeuvré contre l’occupation militaire du Liban et contre l’occupation coloniale de la Palestine, contre l’impérialisme et le sionisme… En tant que parlementaire mais aussi militante pour le droit au Palestinien à un Etat libre, laïc et démocratique, et surtout pour le respect du Droit International, ma présence aux côtés de Georges Ibrahim Abdallah s’explique pour 3 grandes raisons : - l’égalité des droits des citoyens devant la loi :
Arrêté en 1984 et condamné en 1987 à la réclusion à perpétuité, il est libérable depuis 1999, soit près de 10 ans. A ce jour, il a déposé 7 demandes de libération conditionnelle, les 6 premières lui ont été refusées, sa dernière demande attend une réponse depuis plus de 2 ans ! Cette liberté conditionnelle, accordée de droit à tous les détenus ayant fait leur peine y compris leur période de sûreté, lui est refusée malgré les nombreux rapports positifs de l’Administration Pénitentiaire, mais en raison de pressions politiques étrangères notamment les Etats-Unis qui s’y opposent. Or la France est un pays indépendant dont la Justice n’a pas à être rendue pour plaire ou déplaire à d’autres Etats ! Au nom de cette égalité des citoyens devant la loi, Georges Ibrahim Abdallah doit pouvoir bénéficier de cette libération conditionnelle. - Non à la loi sur la rétention de sûreté de février 2008 :
Or, les juges ont décidé de lui appliquer la nouvelle loi et l’envoyer au CNO (Centre National d’Observation de Fresnes) à l’issue de laquelle une commission pluridisciplinaire devra donner son avis sur son éventuelle « dangerosité ». Celle-ci est constatée au regard de critères étonnants :
Ainsi, il n’est pas jugé pour ce qu’il fait, un acte commis, mais ce qu’il est et pour ce qu’il pourrait faire, des actes éventuels, en cas de… Il s’agit d’une sorte d’élimination préventive… Ceci est inacceptable dans notre droit ! - L’acharnement politique dont il est victime :
Ainsi, en refusant de libérer Georges Ibrahim Abdallah, la France accepte la pression des Etats-Unis, et sans le dire d’Israël… et se met elle-même en position de servitude envers ces puissances ! Alors que le Liban se dit prêt à recevoir Georges Ibrahim Abdallah où il pourra retrouver sa place dans son pays, enseigner et vivre en famille, la France décide pour le Liban qu’il est un danger pour la stabilité de l’Etat ??? En fait, la France pense qu’il pourrait nuire aux intérêts impérialistes et sionistes dans la région et pour cela, le maintient en prison, malgré la décision du Liban de l’accueillir ! Le Liban serait-il encore sous protectorat Français ?
Quoiqu’il en soit, notre justice ne doit pas répondre à ces préoccupations politiques, mais doit affirmer son indépendance face à la politique ! Alima Boumediene-Thiery |